SAMEDI 3 MARS 2012 A 13H15

Un Magazine de la Rédaction Présenté par Claire CHAZAL

Veuillez noter le contenu exact de l’émission Reportages
LES NAUFRAGES DU CONCORDIA
Un reportage de François Guillaume, David Corre et Isabelle Vigouroux  (Presse &Co – Shine France)

Les naufragés du Concordia : pour tous, c’était un rêve… faire une croisière en amoureux ou en famille, un cadeau merveilleux… Un voyage sur le Concordia, le plus grand navire d’Europe.

Mais ce vendredi 13 janvier 2012, le rêve tourne court. Sur les 4229 passagers, un équipage de plus de 1000 personnes et des touristes, dont 462 Français. Parmi eux, Nicolas et Sandy, parents de cinq enfants, mais aussi Anna et Bruno qui, filme et commente chaque minute de ce qui devait être le voyage de leur vie,  sans s’arrêter… Jusqu’au naufrage.

Vendredi 13 janvier, il est 20 heures et les 3200 passagers du Concordia s’apprêtent à passer une belle soirée. Machine à sous ou bingo pour les uns, dîner de gala pour les autres, tout va bien à bord jusqu’au moment où le Capitaine Francesco Schettino décide de changer de route et se rapproche dangereusement de l’Ile de Giglio, à 18 km des côtes italiennes… A 21h40, le Concordia heurte un récif et c’est la catastrophe.

Depuis qu’ils sont arrivés à bord du Concordia, avec sa femme Anna, Bruno Bellini filme tout : leur chambre, le pont, les ascenseurs gigantesques, les buffets…. Des  » souvenirs de vacances  » qu’il commente. A 22 heures, alors que le navire commence à pencher, il continue à enregistrer et à raconter tout ce qu’il vit, sans perdre son sang-froid. Nicolas Lenaers filme lui aussi.

Minute par minute, grâce à ces images commentées par des passagers du Concordia, on parvient à mesurer ce que les passagers de ce navire ont vécu, en pleine nuit et à quelques mètres seulement de la côte…

LE BONHEUR EST DANS LES JARDINS

Un reportage d’Olivier Bertrand et Pascal Schély (Alligator Infos)

En Bretagne, Lynn et David Lawson cultivent des primevères,  » primula  » en latin, et rien d’autre ! Institutrice à la retraite, Nicole cultive et partage son jardin au rythme des saisons.  Invitée par le Festival international des Jardins de Chaumont-sur-Loire, une classe de l’Ecole d’Horticulture de la ville de Paris va faire ses preuves. Au Parc oriental de Maulévrier, le Japon règne. A 3 semaines du printemps, le bonheur est dans les jardins, tous les jardins !

Un couple d’anglais, Lynn et David Lawson, installé dans les Côtes d’Armor où la mer turquoise vient buter contre la campagne, cultive une collection de primevères et rien d’autre. 800 variétés tout de même ! Pour la plupart  » pollénisées  » à la main par Lynn. Ouvrir un à un les boutons des primevères, exposer le pistil, féconder avec le pollen d’une autre primevère soigneusement sélectionnée,  » contrairement aux abeilles qui ne font pas attention aux couleurs et mélangent tout. Je sais, c’est un travail de fou mais ça vaut le coup quand on voit le résultat « . Le résultat s’expose aussi aux Journées des Plantes de Courson, en région parisienne, où les visiteurs, à l’instar des abeilles, butinent de stand en stand.

Aux confins de la Touraine et de l’Anjou, Nicole, généreuse institutrice retraitée, ouvre les portes de son jardin avec bonheur.  » Avec un jardin, on s’enrichit quand on donne. Les gens qui ne donnent pas se ratatinent « , dit-elle alors qu’elle donne volontiers à ses amies pieds de géraniums, boutures de rosiers, paniers de cerises et bons conseils… parfois étonnants ! Devant un cerisier, par exemple, Nicole lève la tête et cherche des yeux :  » En principe j’ai deux harengs saur dans le cerisier. Ah tiens, en voilà un ! Là. Oh, il s’est fait bouffer ! Mais je pense que c’est l’odeur qui éloigne les oiseaux. C’est un marin qui m’a donné ce truc « . Son jardin de 3 400 m2 n’était qu’une friche il y a 30 ans.  » Des ronces jusqu’aux sommets des figuiers, des orties, des serpents… mais dès qu’un espace se libérait, j’y plantais des petites choses « . Devenu adulte, le jardin rappelle cette  » douce France  » de Charles Trenet.

A l’extrémité du bois de Vincennes, dans le 12e arrondissement de Paris, 25 hectares de jardins, de serres et de terrains d’apprentissage. Surprenante, l’Ecole Du Breuil, l’école d’horticulture de la ville de Paris fait pousser les jardiniers-chefs d’équipe ou grands paysagistes de demain. Coup de chance pour une classe de Bac Pro (18 élèves dont 3 filles) : elle est invitée par le Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire.  » C’est une vraie chance pour eux, une carte de visite, confie Thierry Reignier jardinier-professeur à l’Ecole Du Breuil. Pour rechercher du travail, avoir participé à une scène de jardin à Chaumont, c’est un plus ! « .

Bonheur exotique avec cette incursion dans le Parc oriental de Maulévrier près de Cholet dans le Maine-et-Loire. 29 hectares qui nous transportent au Japon. Pluie de pétales de Prunus en fleurs, pleurant leur jeunesse déjà perdue, carpes Koï tout en lèvres gobant les granulés matinaux distribués par le chef jardinier, exercice d’équilibrisme pour tailler les arbres nuages typiquement japonais, jusque dans la philosophie du lieu et du rythme…  » C’est du bonheur de prendre le temps de faire son travail, l’important c’est le résultat pas la vitesse « . Considérant qu’il faut 15 ans pour qu’un arbre nuage, un Niwaki comme disent les japonais, commence à être présentable.

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