Étiquettes

, , , , , , , , ,

SAMEDI 17 MARS 2012 A 13H15
Un Magazine de la Rédaction
Présenté par Claire CHAZAL
MON ALGERIE 50 ANS APRES

Un reportage de Danièle Costantini & Jean-Luc Pedrotti
Montage : Laurent Masini (LCMA)
1962, les accords d’Evian et la reconnaissance de l’indépendance de l’Algérie : un million de  » pieds-noirs  » sont forcés à l’exil et arrivent en métropole, par air ou par mer. Parmi eux, Etiennette et Claude Mazella, tous deux alors âgés de 25 ans, avec leur bébé de 16 mois, Olivier. L’exil, l’incompréhension, le déracinement et puis la vie qui continue, la famille qui s’agrandit. Tous les deux instituteurs en région parisienne, puis à Nice, les Mazella s’adaptent à leur nouvelle vie, sans jamais faire le deuil de l’Algérie. 50 ans plus tard, Etiennette, veuve depuis 3 ans, décide de retourner sur les terres de sa jeunesse, avec enfants et petits enfants, pour retrouver ses souvenirs, ses racines et son Algérie, 50 ans après.

 » On est partis en 62, sans espoir de retour, et puis si, aujourd’hui je pense qu’on peut y retourner. Je vais revoir mon Algérie « . Juin 2011, Etiennette, 75 ans, a organisé son voyage. Rendez vous à l’aéroport de Marseille Provence avec ses deux fils, Olivier, l’aîné né à Alger en 1961, et Jean-Louis, né en métropole en 1963 après les évènements, ainsi qu’Isabelle, sa belle-fille, Manon et Lucas, ses petits-enfants.

Premier choc. Alger, aéroport international Houari Boumediene. Etiennette a le trac, elle ne reconnaît pas sa ville.  »  Alger, c’était une ville de moyenne importance, il n’y avait pas toutes ces routes, tout ce trafic « .  Au centre ville, elle se sent enfin chez elle. Les noms des rues ont changé mais pas la physionomie des quartiers. Elle choisit de retourner en priorité à Notre-Dame d’Afrique, la basilique d’Alger qui domine la ville. Mais c’est en retrouvant l’école où elle a fait ses débuts d’institutrice qu’Etiennette craque sous l’émotion de ces retrouvailles.  » C’est dur. Je suis heureuse  mais c’est dur. Je te revoie bébé, dit-elle à Olivier. On vivait là avec mon mari, en face de l’école. C’est incroyable, rien n’a changé « . La maison où elle a grandi se trouve quelque part, difficile à repérer. Les routes ont remplacé les champs d’orangers. Quand soudain,  » c’est elle ! Vous savez comment je l’ai reconnue ? Aux fenêtres ! « . Retour aux sources dans une petite crique : pique-nique, oursins et nostalgie au menu.  » La méditerranée, le pique-nique… Après on se baignait. On faisait cuire des sardines. C’est ça qu’on a dû quitter un jour. On est parti sans espoir de retour. Vraiment le retour, c’est un rêve, un rêve que j’avais en moi. Là, il s’est réalisé et c’est merveilleux ! « .

DES BEBES INATTENDUS

Un reportage d’Elodie Ségalin, Stéphane Ligeoix & Hélène Maucourant
Montage : Gérard Lemoine
Avoir un bébé est toujours un moment important. Mais quand ce bébé attendu est multiplié par deux ou par trois, c’est une autre histoire… Caroline, 31 ans, attend des triplés. Son objectif : tenir le plus longtemps possible pour que ses bébés naissent en bonne santé. Diana, 35 ans et mère de cinq enfants, va avoir des jumeaux. Son mari et elle voulaient  » un petit sixième « . Ils auront aussi un  » petit septième « . Comment ces familles heureuses s’organisent-elle pour accueillir ces bébés parfois inattendus ?

Caroline et Fabrice vivent à Biarritz avec leur fille Amaya, 2 ans. Dans trois mois, la famille va s’agrandir avec l’arrivée d’une petite fille et de deux petits garçons. Une grossesse naturelle que Caroline veut mener au bout, le plus sereinement possible. En France, on compte en moyenne plus de 750 000 naissances par an dont 12 000 de jumeaux et 200 de triplés. Des grossesses rares qui dans 50% des cas proviennent de procréation médicalement assistées. Dans leur petite maison, Caroline et Fabrice préparent chambre et trousseau, comme tous les parents mais en multipliant tout par trois.  » On a 60 pyjamas de taille naissance et premier mois, 15 paquets de couches pour le premier mois… Il faudra compter 100 euros de couches par mois, c’est énorme ! « . Entre 540 à 720 biberons à donner le premier mois et 630 à 720 couches à changer…  Le couple a déboursé près de 30 000 euros pour préparer cette naissance et a même dû investir dans un multi-van de 8 places.  » Sans la famille et les prêts de la banque, on n’y arriverait pas. On ne peut pas envisager une grossesse triple sans parler argent, c’est le nerf de la guerre.  » En attendant le marathon annoncé, Caroline se repose et savoure ses dernières semaines à trois.

Diana, 32 ans et Damien, son mari, 38 ans, ont cinq enfants et désiraient un petit sixième. Mais, surprise, Diana apprend qu’elle n’attend pas un mais deux bébés ! Damien, artisan à son compte, l’avoue : l’annonce a fait l’effet d’un boomerang.  » Je suis resté un peu silencieux quand Diana me l’a dit car accueillir un sixième enfant, j’étais préparé, mais 7 enfants, ca fait beaucoup ! « . Les aînés sont ravis :  » On a tous pleuré quand maman l’a dit. On adore pouponner, habiller les bébés, les laver… « . Ménage, courses, devoirs, les plus grands vont diriger la maison d’une main de maître. Pour Diana, c’est un rêve qui se réalise.  » Donner deux fois la vie, c’est deux fois plus beau. C’est l’apothéose de la naissance « . La grossesse est l’état préféré de Diana.  » J’aime sentir la vie en moi, c’est la plus belle chose au monde. Même si ca peut être difficile, on oublie les douleurs. C’est la seule chose que je sais faire et je trouve que je le fais bien « 

Publicités