DIMANCHE 18 MARS 2012 A 18h05
Un magazine proposé par la Direction de l’Information
Présenté par Harry Roselmack
Au sommaire de « SEPT A HUIT »

BELLES DES CHAMPS
Des plumes et des paillettes, des danseuses peu vêtues qui enchainent les numéros, plus de 300 spectateurs qui assistent au spectacle en se régalant d’un bon diner : tous les éléments d’une revue dans la tradition des grands cabarets parisiens.
Mais nous sommes à Saint-André-Goule-d’Oie, un village de 1 600 habitants en Vendée.
Avec un emprunt, l’aide de ses voisins et beaucoup de travail, Jean Louis Audebrand, un ancien humoriste, s’est lancé dans ce projet fou : faire vivre un cabaret digne de ce nom au milieu de nulle part.
Un reportage d’Antoine GAVEAU, Edouard BRITSCH, Cédric PINARD et Christophe NOWAK.

LE CHOC
Ils avaient 12 ou 13 ans, ils rentraient d’un séjour à la neige, ils sont morts dans un terrible accident de car.
Le drame de ces 22 enfants belges et des 6 adultes qui les accompagnaient a ému l’Europe.
De Lommel et d’Heverlee, en Belgique, à Sierre en Suisse, les équipes de Sept à Huit reviennent sur ce drame : la douleur des familles de victimes, le récit des témoins de l’accident, le témoignage des sauveteurs encore bouleversés par ce qu’ils ont vu, et le travail des enquêteurs qui devront faire toute la lumière pour qu’on puisse un jour comprendre ce qui s’est passé le mardi 13 mars sous ce tunnel.
Un reportage de Nicolas MONDOLY, Malory AHONOU, Paul LABROSSE, Philipe LAFAIX, Guillaume LHOTELIER et Jean-Pierre WURTZ.

LE  » MADOFF DU VAR  »
La presse l’a surnommé le  » Madoff du Var « . Fabrice Denizet, un gestionnaire de patrimoine toulonnais, promettait à ses clients des plus-values mirobolantes : jusqu’à +38% par an. 600 personnes se seraient laissé convaincre. Aujourd’hui ruinées, elles s’en mordent les doigts. Au lieu de placer leur argent, l’homme l’aurait gardé pour lui et aurait mené grand train : chalets dans les Alpes, appartement en Floride, voitures de fonction pour ses salariés ou sponsoring de club sportifs. Marie-Alix Brucker et Edouard Britsch sont partis sur les traces de cet homme qui aurait même escroqué ses propres employés.
Un reportage de Marie-Alix BRUCKER et Edouard BRITSCH.

FEMMES BATTUES
En France, tous les trois jours, une femme meurt sous les coups de son conjoint.
Après l’avoir menacée pendant des semaines, le compagnon de Marina l’a giflée et trainée au sol. Pamela a elle été menacée d’un coup de couteau par un compagnon récidiviste. Quant à cette mère de 4 enfants, elle accuse son ex-compagnon de la harceler malgré une première condamnation. Elles ont eu le courage de porter plainte.
Les interrogatoires par des policiers et des gendarmes spécialisés, les confrontations avec leurs agresseurs, les lenteurs et les limites de la justice : Sept à huit a suivi le parcours de ces femmes battues.
Un reportage de Ioulia KAPOUSTINA, Mathias DENIZO et Didier BARRAL.

ENFANTS PREDICATEURS
Elle n’a que 11 ans, pourtant, Adriana est déjà… pasteur évangélique. Devant des dizaines de fidèles, cette petite Brésilienne prend le micro et se lance dans un prêche enflammé. Dans son pays, ils sont des centaines de  » prédicateurs en culotte courte  » à oeuvrer comme elle pour l’Eglise évangélique qui compte 40 millions d’adeptes. Le plus connu de ces prêcheurs en herbe a 13 ans. Adulé comme une star, Matteus Moraes parcourt le pays pour prodiguer la bonne parole. Bénéficiant d’un rythme scolaire aménagé, il anime aussi une émission de télévision destinée à dénicher les meilleurs mini-pasteurs. Ses shows religieux sur fond de sono assourdissante provoquent souvent l’émotion des fidèles qui fondent en larmes lors de séance de désenvoûtement. Reportage sur ces enfants prêcheurs qui incarnent l’innocence et la pureté selon les évangéliques brésiliens.
Un reportage d’Elodie PAKOSZ et Tony CASABIANCA.

PROF ANOREXIQUE
Christelle s’est progressivement enfermée dans l’anorexie à partir de l’âge de 13 ans. Pendant plus de 10 ans, elle a pesé entre 27 et 31 kg.
Aujourd’hui, elle va mieux : elle profite enfin de la vie avec sa petite fille, s’épanouit dans son métier de professeur des écoles et s’occupe au quotidien d’enfants handicapés.
Mais elle n’est pas encore totalement libérée de cette pathologie grave. A 36 ans, elle pèse 45 kg. Elle raconte sans tabou l’enfermement progressif qui exclut le plaisir et les rires. Les hospitalisations multiples et les gros moments de dépression, les séquelles physiques et psychologiques lui resteront à vie.
Un reportage de Thierry DEMAIZIERE et Sébastien ALCARAZ