Christian Estrosi, Maire de Nice, Président de la Métropole Nice Côte d’Azur, a félicité officiellement les jeunes Aiglons de l’OGC Nice – vainqueurs de la finale de la Coupe Gambardella – ainsi que les cadres du Centre de Formation de l’OGC Nice au cours d’une réception donnée en leur honneur, à la Villa Masséna, ce jour, mercredi 2 mai 2012

Un petit résume de cette belle aventure 
Coupe Gambardella : Une première pour Nice

Au terme d’un match tendu, au cours duquel les Aiglons ont affiché un réalisme bluffant, l’OGC Nice remporte sa première Gambardella aux dépens de l’AS Saint-Etienne (2-1).

C’était pour eux l’épilogue fastueux d’un véritable conte de fées. Âgés d’à peine 18, 17, voire 16 ans pour certains, les « minots » de l’AS Saint-Etienne et de l’OGC Nice s’affrontaient ce samedi à 17h15 en finale de la Coupe Gambardella. C’était en levée de rideau de la finale de la Coupe de France, à Saint-Denis, au Stade de France. Le Stade de France, théâtre des rêves tricolores, antre de la mythique victoire de 1998, royaume de Zinedine Zidane et terrain de tous les plus grands évènements sportifs de l’hexagone.
Auraient-ils cru fouler la pelouse de ce si fameux Stade de France il y a encore 3 mois, ces jeunes pousses du foot français ? Mais voilà, les deux formations ont brillé tout au long de leur parcours, validant leurs tickets dans l’euphorie en demi-finales à Orléans, le 15 avril dernier. « Sainté » avait sorti dernièrement Hyères, Valenciennes, puis Brest, tandis que les Aiglons avaient éliminé Monaco, Troyes puis Nantes en demies. Ce samedi, en plus de vivre leur rêve jusqu’au bout et de savourer l’atmosphère si particulière d’une finale au Stade de France, il s’agissait également pour les deux équipes de briser le destin. Pour les Niçois, il s’agissait de remporter enfin le trophée si convoité, eux qui avaient déjà échoué à deux reprises en 1981 et 2002. Pour l’ASSE, c’était l’occasion de prendre sa revanche sur l’an passé, puisque les Verts, déjà au rendez-vous, s’étaient cruellement inclinés aux tirs au but contre l’AS Monaco

Le réalisme froid des Niçois

Forts de leur expérience de l’an passé, forts d’une double victoire en championnat de jeunes cette année, les Stéphanois partent favoris de la confrontation. Une donnée que Guy Mengual, l’entraîneur de l’OGC Nice, s’est fait un plaisir de répéter en amont, histoire de décomplexer totalement son effectif. Et il semblerait que sa tactique ait fonctionné. Dès les premières minutes, au jeu de la confiance et de l’engagement, ce sont les Niçois prennent l’ascendant. Et cette excellente entame de match crucifie d’emblée l’ASSE. A la 9e minute, sur corner, Jérémy Vachoux, le gardien stéphanois, est trop tendre. Il ne repousse que sommairement la tête d’Arthur Leblanc. Avec un effet rentrant, le ballon franchit semble-t-il la ligne de but, du moins c’est l’avis de l’arbitre de la rencontre, qui accorde l’ouverture du score à Nice. Puis dix minutes plus tard exactement : rebelote. Nouveau corner pour les Aiglons, nouvelle hésitation de Vachoux, qui relance sur l’attaque niçoise. Il repousse joliment une frappe de Dao Castellana, mais le buteur providentiel niçois, Bosetti, a suivi et pousse le ballon au fond. 2-0 pour Nice. Décontenancés par le réalisme froid de leur adversaire, Saint-Etienne ne se crée pas d’occasion franche d’égalisation. Les 22 acteurs rentrent au vestiaire sur ce même score.
A la reprise, les Stéphanois repartent avec des flammes au bout des crampons. Extrêmement volontaires, ils mettent à mal la défense azuréenne, qui panique à plusieurs reprises et manque de se tirer une balle dans le pied. A la 51e minute, Kevin Mayi est trouvé dans l’axe. Il contrôle et tire en force. On croit qu’il va marquer, mais sa frappe passe complètement à droite du cadre. Mais à peine une minute plus tard, Saint-Etienne réduit le score ! Mayi, encore lui, se transforme en point d’appui pour un une-deux dans la surface avec Polomat, qui trompe Mouez sans trembler (52e). Le discours à la pause d’Abdel Bouhazama a dû être énergique, puisqu’il semble que des ailes aient poussé aux joueurs du Forez. Polomat, vétéran de la campagne de l’année dernière, est de tous les combats, aussi bien en attaque qu’en défense.
Pourtant, à mesure que le chronomètre avance et que les tribunes se garnissent, l’intensité cède sa place à la nervosité. D’un côté, la fatigue se fait sentir et le déchet se multiplie.

L’envol des Aiglons

Parallèlement, les Stéphanois s’énervent tandis que l’échéance se rapproche. Incapable de se concentrer, paralysés par l’enjeu, les Verts jouent brouillon et gâchent les rares munitions dont ils disposent. Malgré un bel enroulé de Mayi à la 69e minute, les protégés d’Abdel Bouhazama n’y arriveront pas. Ils devront, en pleurs, assister à la consécration de l’OGC Nice, qui remporte la première Gambardella de son histoire. Pas de doute, pour les Aiglons, la nuit sera belle, et l’avenir, radieux. En revanche, le sort est d’une cruauté rare pour les Stéphanois, véritables Poulidors de la Gambardella, qui concèdent une deuxième défaite d’affilée en finale, mais surtout, un sixième revers dans l’histoire du club. On se dit à l’année prochaine ?

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