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Quelles alternatives aux pesticides dans son jardin ?

Avec 63 700 tonnes de pesticides utilisées en 2012, la France en est le premier consommateur européen ; usage à 95% agricole et à 5% non agricole. Deux tiers des usages dits non agricoles peuvent être imputés aux jardiniers amateurs, le tiers restant incombant à l’entretien des voies de transports et des espaces verts (parcs, jardins publics, cimetières).

Même si 98% des jardiniers amateurs ont conscience de la dangerosité des pesticides sur la biodiversité, ils sont encore 44% à en utiliser : nombre d’entre eux ne font, en effet, pas le lien entre les produits qu’ils utilisent et les pesticides.

Jardiner sans pesticides, c’est possible !

Les jardiniers recherchent de plus en plus de solutions alternatives aux pesticides ; ils sont 59% en 2012 à faire cette démarche du ‘jardiner responsable’ contre 38% en 2011. Trop souvent, les jardiniers considèrent que ces solutions sont trop difficiles à trouver (35 %) ou trop contraignantes (28 %).

Et pourtant, il existe des alternatives simples et peu coûteuses à mettre en place !

A commencer par la règle d’or du jardinier : bien préparer son jardin en amont et cultiver sa bonne santé. Au lieu de combattre les parasites et les maladies une fois qu’ils menacent les plantes du jardin, mieux vaut éviter leur installation et leur développement.

Quelques exemples

1.       Connaitre l’environnement de son jardin : il est fondamental de connaître le climat de la région et le microclimat du jardin et de prendre en compte l’exposition du jardin.

2.       Connaitre la nature du sol : le sol n’est pas qu’un support physique, il influe considérablement sur le comportement des plantes, leur capacité à se nourrir et à respirer.

3.       Choisir les plantes adaptées : les plantes n’ont pas toutes les mêmes besoins en lumière, en eau ou en éléments nutritifs, des différences existent selon les genres et les stades de croissance.

4.       Accepter et favoriser la biodiversité : encourager la biodiversité favorise le développement d’un équilibre entre les espèces. Les auxiliaires biologiques (araignée, coccinelle, hérisson, oiseau…) sont les alliés du jardinier contre les nuisibles.

5.       Adopter des méthodes de lutte préventive : varier les plantes cultivées dans le jardin même et d’une année sur l’autre permet de rompre le cycle de développement des parasites.

6.       Bien entretenir son sol et nourrir ses plantes : le sol n’est pas un support de culture inerte. C’est un milieu vivant qu’il faut entretenir. Nourrir son sol c’est nourrir ses plantes.

7.       Mieux arroser : les excès d’eau peuvent favoriser le développement de maladies et être tout autant nocifs à la bonne santé des plantes qu’une sécheresse.

Si malgré la préparation de son jardin en amont, des maladies ou des parasites apparaissent, le jardinier peut lutter de manière raisonnée dans son jardin après avoir pris soin de bien identifier la source du problème.

Quelques exemples

1.       Utiliser les méthodes manuelles : pour détruire les « mauvaises herbes », le désherbage manuel est évidemment la méthode la plus écologique ; pour enrayer une attaque à son origine, le jardinier peut enlever les chenilles sur les feuilles, couper la première branche infectée, etc.

2.       Utiliser les prédateurs naturels pour lutter contre les ravageurs : la lutte biologique consiste à favoriser, voire à introduire dans les cultures les ennemis naturels des ravageurs appelés « auxiliaires biologiques ».     3.       Mettre en place des barrières ou des pièges contre les parasites : il existe des mécaniques simples et efficaces (les pièges mécaniques à taupe, les voiles anti-insectes, les filets de protection contre les  oiseaux, etc.)

4.       Bien choisir ses produits : lorsqu’il devient nécessaire d’agir de manière plus radicale, il est important de bien choisir ses produits c’est-à-dire des produits autorisés en agriculture biologique (AB) et possédant la mention Emploi autorisé dans les jardins (EAJ)